« Colos et centre aérés : comment rassurer les parents ? » . C’est pour discuter de ce sujet que Mélina a été invitée dans l’émission « Le téléphone sonne » sur France Inter ce mois dernier.
Dans cet article, on vous propose de retrouver le replay de l’émission mais aussi – et surtout – de développer un peu plus en profondeur ce sujet qui nous parait important.
Retour sur l'émission France Inter
L’émission était ainsi annoncée :
« La mise en lumière de plusieurs affaires de violences sexuelles sur mineurs a contribué, ces dernières années, à une prise de conscience de l’ampleur de ce fléau en France. Les affaires du périscolaire à Paris, ou plus récemment l’affaire Lyhanna, ont suscité une vive inquiétude chez les parents.
Une étude pour Le Figaro a révélé que 77 % des parents se disent inquiets de laisser leurs enfants en colonies de vacances. Néanmoins, selon l’INJEP, la première cause de non-départ reste le manque de moyens financiers des familles.
En 2022, le mouvement #MeTooAnimation a conduit à la mise en œuvre d’un plan pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) dans les accueils collectifs de mineurs, qui a notamment abouti sur l’intégration de la prévention et de la lutte contre les VSS dans la formation obligatoire des animateurs.
Quels moyens sont aujourd’hui mis en place afin de lutter contre les violences sexuelles sur mineurs ? Faites-vous encore confiance aux colonies de vacances ? Et comment rassurer les parents vis-à-vis de ces espaces d’accueil ? »
Le format de l’émission – à savoir une antenne libre – n’a pas laissé le temps à Mélina de développer tous les enjeux de ce sujet (alors qu’elle avait bien préparé son intervention !). C’est pourquoi nous vous proposons, dans la suite de cet article, des compléments de réflexion permettant d’aller plus loin.
Comment rassurer (vraiment) les parents ?
Par soucis de facilité de lecture, nous vous proposons ce complément au format interview, pour aller dans la prolongation de l’émission.
« Les affaires dans le périscolaire ont-elles relancé les inquiétudes des parents ? »
Mélina : Oui, forcément.
Quand des affaires touchent des enfants, elles réveillent toujours une inquiétude très forte chez les parents, et c’est parfaitement légitime. Chaque parent se projette immédiatement : « Et si c’était mon enfant ? »
D’une certaine façon, c’est même le signe que notre société avance. On accorde aujourd’hui davantage de crédit à la parole des enfants, on accepte moins le silence, et on parle beaucoup plus ouvertement des violences qu’il y a vingt ou trente ans.
Il faut néanmoins faire attention à ne pas tirer une conclusion que les chiffres ne permettent pas. Ce n’est pas parce que des affaires sont davantage médiatisées que les colonies de vacances seraient devenues plus dangereuses.
Les violences faites aux enfants ne sont malheureusement pas propres aux colonies. Elles existent partout où il y a des enfants : dans les familles, à l’école, dans les clubs sportifs, dans les associations, dans les institutions. Les travaux de la CIIVISE estiment qu’environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, soit un peu plus de 1 % des mineurs. Et parmi eux, la très grande majorité de ces violences ont lieu dans le cadre familial.
Les colonies de vacances ne sont donc pas hors-sol par rapport à cette société, elles s’y inscrivent. La question n’est pas de nier que des violences puissent s’y produire – elles existent malheureusement partout – mais de savoir ce que l’on met en place pour les prévenir, les détecter et les traiter.
C’est d’ailleurs un point qu’on oublie souvent : les accueils collectifs de mineurs sont des lieux particulièrement encadrés. Les équipes sont soumises à des obligations de déclaration, à des contrôles administratifs, à des vérifications d’honorabilité, à des obligations de signalement dès qu’un fait est suspecté, et elles travaillent en collectif. Rien de tout cela ne fait disparaître le risque, mais cela constitue un cadre de protection important.
L’enjeu n’est donc pas de céder à la panique, mais de continuer à progresser. Car chaque violence est une violence de trop.
Et je pense qu’on a encore beaucoup à faire sur la prévention. Le module VSS rendu obligatoire dans le BAFA est une excellente chose. Mais il faut aussi mieux former les formateurs et les formatrices, donner du temps aux équipes, réfléchir à la manière de faciliter l’accueil de la parole des jeunes, développer une véritable culture de la réduction des risques – et sortir de l’idée que ces sujets seraient accessoires.
Aujourd’hui encore, on trouve parfois plus facilement une formation sur l’organisation d’une activité que sur la manière de repérer un enfant en danger ou de recueillir correctement sa parole.
C’est là, pour moi, que doit se situer le débat. Pas sur la question de savoir s’il faut avoir peur des colonies de vacances, mais sur la manière de rendre ces accueils toujours plus sûrs.
« Quelles formes prennent les réticences des parents ? »
Mélina : Je ne constate pas de défiance généralisée. C’est sans doute lié à la façon dont fonctionne notre association : depuis sa création, nous parlons ouvertement de ces sujets et les intégrons à notre projet éducatif. Les familles qui viennent chez nous y sont déjà probablement sensibles.
En revanche, je vois clairement une évolution des attentes. Les parents posent beaucoup plus de questions qu’il y a quelques années, et c’est une excellente nouvelle.
Ils veulent savoir qui encadre leurs enfants, comment les équipes sont recrutées et formées, quelles sont les règles de vie, comment un enfant peut signaler une situation qui le met mal à l’aise, ou encore comment l’équipe réagit face à un doute ou une suspicion de violence – venant d’un adulte, mais aussi entre enfants.
Et je crois que c’est précisément ce que les organisateurs devraient être capables d’expliquer.
Pendant longtemps, notre secteur a surtout communiqué sur les activités : les sports proposés, les grands jeux, les ateliers créatifs, les sorties. On a en quelque sorte appris à vendre des colonies de vacances comme on vend un catalogue de prestations.
Aujourd’hui, les familles attendent autre chose : comprendre le fonctionnement éducatif de nos accueils. Quelles valeurs portent les équipes, comment un séjour est construit, comment la parole des enfants est prise en compte, comment on réfléchit aux questions d’intimité, comment les adultes sont préparés à réagir si quelque chose était signalé.
À mes yeux, c’est une évolution très saine. La confiance ne se construit pas avec une belle brochure ou une liste d’activités, mais avec de la transparence et un vrai partenariat pédagogique avec les familles. Prendre le temps d’expliquer le pourquoi des choix pédagogiques, les procédures internes, le projet pédagogique d’un séjour — et ce qu’on fait concrètement pour lutter contre toutes les formes de violence.
C’est aussi pour cela que, depuis plusieurs années, nous appelons notre secteur à investir bien plus sérieusement ces questions. Cela passe par la formation, évidemment, mais aussi par une remise en question de certaines habitudes pédagogiques et, il faut le dire, par davantage de moyens. On ne peut pas demander aux équipes d’être exemplaires si on ne leur donne ni le temps ni les ressources pour se former correctement.
Former aux violences sexistes et sexuelles, au recueil de la parole des enfants, à la réduction des risques ou à la posture ne devrait jamais être vu comme un « plus ». Ce sont des compétences fondamentales de notre métier. Mais cela prend du temps, et les priorités du secteur n’ont pas toujours été placées là.
Si cette évolution conduit à une relation plus exigeante, mais aussi plus partenariale entre les familles et les organisateurs, alors nous aurons collectivement progressé. Les parents ne nous achètent pas seulement un séjour : ils nous confient ce qu’ils ont de plus précieux. Nous avons donc le devoir de savoir leur expliquer, avec humilité et transparence, comment nous faisons tout notre possible pour protéger leurs enfants.
« Est-ce que cela réduit la fréquentation ? »
Mélina : Chez Toustes en Colo, on ne peut pas dire qu’on observe aujourd’hui une baisse des inscriptions directement liée à ces affaires.
Les départs en colonie dépendent surtout :
- du coût ;
- du pouvoir d’achat ;
- des aides ;
- de l’organisation familiale.
On sait que la fin du dispositif Vacances Apprenantes cette année a forcément pesé sur le nombre de départs, déjà en baisse depuis des années. En revanche, je constate clairement une augmentation des attentes en matière de transparence.
« Avez-vous mis en place des choses pour sécuriser les recrutements ? Les vérifications sont-elles suffisantes ? »
Mélina : Aujourd’hui, tout organisateur d’accueil collectif de mineurs a déjà l’obligation de vérifier qu’aucun membre de son équipe d’animation ne fait l’objet d’une interdiction d’exercer auprès des mineurs. Cette vérification existe depuis longtemps et elle est évidemment indispensable.
Je pense qu’il serait pertinent d’aller plus loin. Chez Toustes en Colo, nous avons fait le choix de soumettre à cette même vérification toute personne susceptible d’intervenir régulièrement auprès des enfants : personnel technique, cuisiniers, gestionnaires, intervenants extérieurs, prestataires sportifs. Il nous semblerait logique que cette exigence soit généralisée.
Mais en posant la question « comment être sûr de recruter les bonnes personnes ? », on passe aussi à côté d’une réalité essentielle : aucun recruteur, aucune recrutrice, dans aucun secteur accueillant des enfants, n’est capable d’identifier avec certitude un ou une futur agresseur. Si une personne n’a jamais été condamnée et ne présente aucun élément particulier, aucun entretien d’embauche ne garantira qu’elle ne passera jamais à l’acte.
Les contrôles administratifs sont donc indispensables, mais ils regardent le passé – ils ne prédisent pas l’avenir. Ils ne couvrent pas non plus les violences commises entre mineurs, qui représentent pourtant une part importante des situations rencontrées.
Pendant longtemps, on a pensé la prévention presque uniquement sous l’angle du recrutement : empêcher qu’un auteur potentiel entre dans une colonie. Bien sûr qu’il faut recruter sérieusement. Mais on sait désormais qu’une politique de protection efficace ne peut pas s’arrêter là.
La vraie question est plutôt : comment construire un accueil où une personne mal intentionnée aura le moins d’occasions possibles d’agir, et où une situation sera repérée et interrompue le plus vite possible ? C’est exactement la logique de la réduction des risques.
Le risque zéro n’existe pas. Notre responsabilité, c’est de multiplier les barrières qui empêchent une violence de s’installer, de durer ou de rester invisible.
Concrètement, cela commence avant même le séjour : des recrutements exigeants, des entretiens approfondis, des prises de références, les vérifications réglementaires, mais aussi une vraie attention portée aux postures éducatives et à la capacité de travailler en équipe.
Il faut aussi des équipes aussi stables que possible, qui apprennent à se connaître et développent une culture commune, plutôt que des collectifs entièrement recomposés chaque été.
Et il faut surtout former les équipes : aux violences sexistes et sexuelles, au recueil de la parole de l’enfant, aux mécanismes d’emprise, aux procédures de signalement – mais aussi les amener à réfléchir collectivement aux rapports d’autorité entre adultes et enfants et aux situations qui peuvent favoriser des violences.
Pendant le séjour, il faut ensuite organiser les conditions qui permettent de repérer rapidement les situations préoccupantes. Cela passe par plusieurs adultes clairement identifiés comme personnes ressources, pour qu’aucun enfant ne dépende d’un ou une seul adulte pour demander de l’aide. Cela suppose une vraie culture du travail collectif, où les équipes échangent régulièrement sur leurs observations et où personne ne travaille seul dans son coin. Cela implique aussi des espaces de parole réguliers avec les enfants, individuels comme collectifs, une parole prise au sérieux systématiquement, sans minimisation, ainsi qu’une réflexion sur l’organisation quotidienne pour limiter autant que possible les situations d’isolement entre un adulte et un enfant lorsqu’elles ne sont pas nécessaires.
Il y a aussi un sujet plus sensible : la possibilité, pour un enfant, de demander de l’aide. Je comprends parfaitement que certains organisateurs veuillent limiter l’usage des téléphones portables pendant les vacances. Mais je trouve préoccupant que, dans certains accueils, un enfant ne puisse contacter sa famille qu’en passant par un adulte ou sous son regard.
Quand un enfant n’a aucun espace confidentiel pour appeler un proche ou signaler une situation, il lui devient beaucoup plus difficile de demander de l’aide. Cela ne veut pas dire que chaque enfant doit garder son téléphone en permanence – mais chaque enfant devrait connaître, avant son départ, un moyen simple, confidentiel et facilement accessible pour joindre un proche ou signaler une difficulté. Cela peut se compléter par des affichages visibles des numéros utiles comme le 119, l’identification de plusieurs adultes référents, et des procédures de signalement connues des équipes comme des enfants.
Enfin, il faut accepter une réalité : aucune organisation sérieuse ne peut promettre qu’il n’arrivera jamais rien. En revanche, elle doit pouvoir garantir qu’un signalement sera immédiatement pris au sérieux, que l’enfant sera protégé, que les procédures seront appliquées, et que les autorités compétentes seront saisies quand c’est nécessaire. C’est cette capacité de réaction qui fait aussi la qualité d’une politique de prévention.
Au fond, aucune mesure prise isolément ne sera jamais suffisante. La protection des enfants repose sur une succession de barrières qui, mises bout à bout, rendent les violences beaucoup plus difficiles à commettre, beaucoup plus faciles à repérer et beaucoup plus rapides à interrompre.
Mais construire toutes ces barrières demande des moyens. Prenons l’exemple de la formation : le BAFA comprend désormais un module obligatoire consacré aux violences sexistes et sexuelles, et c’est une avancée importante que nous saluons. Mais une question se pose aussitôt : qui forme les formateurs ? Avec quel niveau d’expertise ? Quand ? Et avec quels financements ? On ne devient pas compétent sur ces sujets simplement parce qu’un module existe dans un référentiel. Former sur les violences faites aux enfants, le consentement, les mécanismes d’emprise, le repérage des signaux faibles ou le recueil de la parole demande une vraie expertise.
Chez Toustes en Colo, nous sommes d’ailleurs régulièrement sollicités pour accompagner d’autres organismes sur ces questions – signe que le besoin est immense. Beaucoup de structures veulent progresser, mais manquent de personnes formées pour transmettre ces compétences.
Au-delà de la formation initiale, il faut aussi prévoir des temps réguliers d’analyse de pratiques, des retours d’expérience, des mises à jour des contenus et un accompagnement des équipes dans la durée. Une culture de protection ne s’installe pas en une demi-journée de formation, elle se construit dans le temps.
Or notre secteur est sous tension depuis plusieurs années. On demande, à juste titre, toujours davantage aux organisateurs en matière de prévention, de qualité éducative et de sécurité. Mais les moyens, eux, n’ont pas toujours suivi. Les grands organismes disposent parfois de centres de formation internes ou d’équipes dédiées qui leur permettent d’investir plus facilement sur ces sujets. Pour les petites associations, qui représentent pourtant une part essentielle du tissu de l’éducation populaire, cet investissement humain et financier est considérable.
Si on veut réellement faire progresser la protection des enfants, il faudra accompagner cette ambition par de vraies politiques publiques de soutien à la formation continue, à la montée en compétence des formateurs et à l’amélioration des pratiques. Protéger les enfants n’est pas une procédure administrative de plus : c’est une compétence professionnelle qui se construit, s’entretient, et qui nécessite des moyens.
« Comment restaurer la confiance ? »
Mélina : Je ne pense pas que la confiance reviendra grâce à une campagne de communication ou à quelques messages rassurants.
La confiance ne se décrète pas, elle se mérite.
Elle se construit quand les familles comprennent réellement comment leurs enfants vont être accueillis, protégés et accompagnés. Quand nous acceptons d’être transparents sur nos pratiques, d’expliquer nos choix pédagogiques, de reconnaître que le risque zéro n’existe pas, et de montrer tout ce que nous mettons en œuvre pour le réduire. Et aussi quand nous acceptons de nous remettre en question et de faire évoluer nos pratiques.
C’est peut-être le message le plus important que j’aimerais porter aujourd’hui.
Pendant longtemps, notre secteur a surtout communiqué sur ce que les enfants allaient faire. Les catalogues présentaient du kayak, de l’équitation, des grands jeux, des ateliers créatifs, des séjours à thème. Bien sûr que ces activités comptent, elles font partie des souvenirs de vacances. Mais je crois que les attentes des familles ont changé. Aujourd’hui, elles veulent aussi savoir comment les équipes sont recrutées et formées, comment les enfants pourront demander de l’aide, comment leur parole sera recueillie, comment les conflits seront accompagnés, comment les violences sont prévenues, quelles valeurs éducatives guideront le séjour. Autrement dit, elles veulent comprendre ce qui ne figure pas toujours dans les catalogues : le projet éducatif.
Je crois qu’il est temps que notre secteur assume pleinement cette évolution. Il est peut-être temps d’arrêter de vendre uniquement des activités ou des prestations, et de commencer à expliquer ce qui fait réellement la qualité d’un accueil : la pédagogie, la qualité des relations humaines, la formation des équipes, et la manière dont on construit la sécurité au quotidien.
Cela suppose aussi de revoir nos priorités. Je préférerais voir davantage d’investissements dans la formation des équipes aux violences sexistes et sexuelles, à la réduction des risques, au consentement, au recueil de la parole de l’enfant, aux premiers secours santé mentale, à la gestion des conflits ou aux discriminations, plutôt que de consacrer l’essentiel de nos efforts à développer toujours plus d’activités. Parce qu’au fond, un atelier de plus ne fera jamais la différence si les adultes ne sont pas capables d’écouter, de protéger et d’accompagner les enfants qui leur sont confiés.
Les enfants oublieront peut-être qu’ils ont fait du kayak un mardi après-midi ou un atelier couture le jeudi. En revanche, ils se souviendront toute leur vie de la manière dont les adultes les auront traités. S’ils se sont sentis respectés. Écoutés. En sécurité.
Et cela nous amène à un autre enjeu fondamental : le dialogue. Pendant longtemps, une partie de notre secteur a pensé que parler des violences risquait d’abîmer l’image des colonies de vacances. Je crois exactement l’inverse. Le silence n’a jamais protégé un enfant. Ce qui protège les enfants, c’est une culture où l’on peut parler, où les équipes sont formées, où les enfants savent qu’ils seront écoutés, où les parents savent comment les choses fonctionnent, et où les organisateurs acceptent de regarder leurs propres pratiques avec exigence.
Parler de ces sujets, former les équipes, accepter les critiques, analyser nos erreurs et améliorer nos organisations ne fragilise pas les colonies. Au contraire, c’est précisément ce qui les rend plus sûres.
Les réflexions portées aujourd’hui ne doivent pas être perçues comme une remise en cause de l’éducation populaire. Elles sont une opportunité de faire évoluer les pratiques et de replacer la protection des enfants au centre des accueils.
Parce qu’au fond, les parents ne nous confient pas leurs enfants pour faire uniquement du kayak, de l’équitation ou un grand jeu, mais parce qu’ils attendent que nous prenions soin d’eux. Et c’est cette promesse-là qui mérite d’être au centre de nos discours comme de nos pratiques.
Pendant des années, nous avons surtout vendu ce que les enfants allaient faire. Je crois qu’il est temps d’expliquer aussi comment ils vont être accompagnés. Parce que la qualité d’une colonie ne se mesure pas seulement au nombre d’activités proposées.
Elle se mesure aussi à la qualité du projet éducatif, à la manière dont les enfants sont écoutés, accompagnés et protégés.

