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Une approche critique du concept d’adolescence

Image de l'article du journal de l'animation

Lors de mes recherches, j’ai eu l’occasion de réfléchir au concept d’adolescence et à son utilité au sein de la société.

Dans ce court essai, je vous propose de partager avec vous mes recherches et mes réflexions dans une approche critique.

L’intégralité des sources est disponible en bas de page.

Adolescence : Un concept basé sur l'âge ?

La recherche « définition adolescence » sur Google m’amène sur le site du Larousse qui m’en propose la définition suivante :

« Adolescence, nom féminin  Période de la vie entre l’enfance et l’âge adulte, pendant laquelle se produit la puberté et se forme la pensée abstraite. » (1)

On constate que selon le Larousse, l’adolescence n’est ici pas définit comme elle-même : il s’agit d’une définition négative. L’adolescence n’est pas l’enfance ni l’âge adulte. Si ce qu’est l’enfance fait consensus, il n’en est pas de même pour l’adolescence dont les bornes sont floues : l’adolescence est-elle un temps de la vie ? Un âge ? Un groupe ? Une caractéristique biologique ?

Le Robert définit l’adolescence comme un âge :

« Âge qui suit la puberté et précède l’âge adulte. » (2)

Les différents travaux (3) menés sur les adolescents  ouvrent leur spectre d’analyse de 11 à 25 ans – soit un spectre allant au delà de la définition légale de la majorité fixé à 18 ans en France. En parallèle, le foyer fiscal indépendant n’est imposé qu’au delà de 21 ans, les conditions d’éligibilité aux RSA indiquent 25 ans comme âge minimum et la SNCF ouvre ses avantages jeunes jusqu’à 28 ans. La ligne séparant adultes et adolescent·es – le début de l’âge adulte – semble être mouvante en fonction de chaque organisme, de chaque statut et de chaque situation. L’approche par âge est insuffisante pour définir l’adolescence.

Adolescence : une approche étymologique

Intéressons nous à l’étymologie.

Celle du mot adolescence nous ramène à l’Antiquité. On le pense hérité du mot « adulescens » ou « adolesens » né dans la rome antique (4). Il n’aurait alors été employé qu’au masculin pour désigner un jeune homme pubère. Le Robert date de 1327 son évolution vers le mot « adolescent ». Toujours accordé uniquement au masculin, le mot est très peu présent dans les écrit au cours du Moyen Âge où le terme semble peu utilisé, caduque ou nébuleux, et ne qualifie pas une tranche d’âge en particulier. Quelques occurences au XVeme siècle qualifient le jeune homme naif (5), inexpérimenté mais celles-co restent rares. L’utilisation plus générale de ce terme est plus récente : Dans son livre « Histoire de l’adolescence », Agnès Thiercé explique que ce mot ne s’est fait sa place dans notre vocabulaire occidental qu’au XIXeme siècle (6).  A cette époque, l’essort de l’industrialisation et les politiques découlant de ces nouveaux besoins en main d’oeuvre productive participent à l’augmentation de l’espérance de vie : on cherche alors à créer du personnel qualifié, ce qui demande une poursuite d’étude – chose qui n’existait pas jusqu’alors. Grégoire Borst suggère  que le contexte de révolution française puis des émeutes de 1832 ont participé à visibiliser cette partie de la population, une tranche d’âge jusqu’alors peu mise au centre, mais particulièrement motrice durant ces évènements (7). On l’emploie d’abord pour qualifier les jeunes qui poursuivent le collège mais financièrement dépendants de leurs parents. Le concept d’ « adolescence » nait mais ne concerne qu’un nombre retreints de personnes, essentiellement bourgeoises. Pour les nobles et les pauvres, les formations ont alors lieu respectivement auprès des précepteur·rices et des patrons. Les comportements sont donc généralement peu différents de ceux des adultes.

Avec le temps, le terme se généralise aux autres classes sociales. L’adolescence  « commence » alors au moment de la communion solennelle dans les familles pratiquantes, ou par la fin de la scolarité, qui arrive aux alentours de 13 ans dans les milieux populaires (8). Patrice Huerre explique que « c’est au point de convergence du retard dans l’accès à la société adulte et de l’institutionnalisation d’une formation cloisonnée de longue durée que va naître l’idées d’une « adolescence » (9). Durant la deuxième moitié du XXeme siècle, le rapport aux jeunes évolue : Les adolescent·es deviennent un groupe social avec ses codes, ses références, sa culture (10), et son rapport hiérarchique avec les autres tranches d’âges (11). L’âge auquel une personne « sort » de l’adolescence est étroitement lié à l’âge à partir duquel on considère qu’une personne est responsable de ses actes. Celui-ci a évolué au travers des époques en fonction du nombre de places disponibles en prison, en centre de détention ou en foyer pour personnes mineure jusqu’à aujourd’hui.

Ce bref historique – et les problématiques soulevées – nous montrent que le concept d’adolescence n’a pas toujours existé. Il est apparu lorsque l’on a besoin de lui : pour identifier un groupe social dont le mode de vie ne rentrait plus dans la dichotomie enfant/adulte, et s’est redessiné plusieurs fois en fonction de besoins sociétaux de juridiction, contrôle, catégorisation. Il n’est également pas inhérent à toutes les cultures aujourd’hui. On ne qualifie pas d’adolescence la même période de la vie  (voir même, on ne qualifie pas l’adolescence du tout) en fonction des époques et des lieux.

Adolescence : Une approche biologique

La sociologie définit ainsi le concept de naturalisation : « [Elle] est à l’oeuvre dès lors qu’est transgressé le précepte de Marx interdisant d’éterniser dans une nature le produit d’une histoire ou le précepte de Durkheim exigeant que le social soit expliqué par le social et le social seulement » (12). En d’autres termes, on parle de naturalisation dès lors qu’un concept social est justifié par des éléments n’appartenant pas à la sociologie, ou lorsque l’on cherche à transformer une évolution historique en vérité générale et absolue.

Dans ses travaux, Agnès Thiercé explique que le besoin de fabriquer le groupe social adolescent implique sa définition comme enjeu d’étude scientifique. Pour justifier d’un traitement et d’une législation particulière appliquée à ce groupe, on multiplie les études sur ce même groupe. La biologie confirme qu’il existe bien, entre l’enfance et l’âge adulte, des changements corporels et cérébraux que l’on nomme puberté et qui persistent relativement tardivement – jusqu’après 25 ans. Elle est ainsi définie sur le site de l’Organisme Mondiale de la Santé (OMS) : « [La puberté] représente une période de transition critique dans la vie et se caractérise par un rythme important de croissance et de changements qui n’est supérieur que pendant la petite enfance. » (13)

James Mourilyan Tanner conceptualise en 1962 la classification de Tanner, qui reste aujourd’hui la plus sollicitée dans la littérature médicale. Il s’agit de deux échelles à score, l’une suivant les personnes assinées homme à la naissance, et l’autre celles assignées femmes :

Pour Tanner, l’avancement de la puberté se traduit par :

– L’apparition d’un bourgeon mammaire et des premières menstruations chez les femmes

– Le développement de la pilosité publienne

– L’augmentation de la taille des gonades

– L’apparition des premières érections pour les hommes

Pour résumer : les organes génitaux ainsi que la poitrine s’activent, et leurs volumes et pilosité se développe plus rapidement dans le temps qu’ils ne le feront dans le reste de la vie. Cette activation hormonale et ces évolutions corporelles ont des conséquences sur l’énergie : au pic de la puberté, les personnes concernées peuvent avoir besoin de plus de repos qu’ils n’en avaient besoin jusqu’alors, sans pour autant adapter leurs habitudes de vie – en résulte une fatigue importante sur certaines périodes. Ces changements corporels ont des conséquences sur l’image de soi et l’appréhension de son propre corps d’une manière générale. L’arrivée des menstruations et des premières érections peuvent également impacter le quotidien et amener leur propre lots de difficultés physiques, organisationnelles et émotionnelles. Le corps adolescent est mesuré sur cette échelle, et les comportements des personnes analysé à partir de celle-ci.

 

La naturalisation du concept d'adolescence

Aujourd’hui encore, c’est cette période qui définit l’objet d’étude. Les recherches en neuroscience centrées sur ce public sont nombreuses. Dans ses travaux, Grégoire Borst parle de phase transitionnaire commençant environ au moment de la puberté, pour s’achever à environ 25 ans. Il souligne qu’aujourd’hui, on est adolescent  sur le plan neuronal en moyenne deux ans plus tôt qu’il y a 15 ans.

Parallèlement, les premières manifestations de l’échelle de Tanner ont lieu plus tôt. L’institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) souligne que divers facteurs peuvent avoir des conséquence sur cet âge comme par exemple le stress ou les pertubateurs endoctriniens. (14) Leurs études démontrent par exemple qu’en Norvège, l’âge moyens des premières mentrues est passé de 17 ans à 13,5 ans en moins d’un siècle. L’appartition de la puberté dépend de l’époque et de la zone géographique. On constate que la puberté avance. A l’inverse, nous avons évoqué plus tôt que l’adolescence est – au sens commun – la période avant l’age adulte. Or, cet âge « adulte » se déplace dans le temps – les études durent plus longtemps, la précarité retarde l’âge de départ du foyer parental et d’autant plus l’âge de conception du premier enfant ou de l’accès à la propriété (15).  Il est très probable que la puberté apparaisse à une période où une personne est identifiée comme adolescente, mais ce n’est pas une condition nécessaire et suffisante pour déterminer si une personne est adolescente.

Si la réalité biologique des adolescents justifie leur statut social, alors doit-on aligner leurs droits et ceux d’une personne dont l’évolution homonale est importante (par exemple, la période de la ménopause, ou les personnes souffrant de maladies thyroidiennes) ou encore ceux des personnes dont le cerveau présente des difficultés à réguler les émotions (environ 25% des français·es en 2022) ? Pourquoi traiter différemment des personnes dont la gestion émotionnelle est similaire ? (16)

Patrick Huerre écrit dans « L’Histoire de l’adolescence, rôles et fonction d’un artifice :  «Si la puberté est universelle, et se retrouve dans tous les temps et dans toutes les espèces de mammifères, l’adolescence est un phénomène récent, propre aux sociétés occidentales, apparu au milieu du XIXe siècle. » La puberté est une réalité biologique : elle existe depuis toujours et en tout lieu, tandis que la qualification de l’adolescence a moins de 200 ans. Le terme englobe bien plus qu’une évolution physiologique : des statuts, des normes sociales, des habitudes, etc. La puberté ne balise pas ce public : on ne change pas les accès, les droits, la qualification d’une personne en se basant sur un « avancement dans la puberté », comme on ne cesse pas que de qualifier une personne d’enfant dès lors que « la puberté a commencé ».  Nous sommes dans la situation décrite ci-dessus où le précepte de Marx n’est plus respecté : on relie le concept de « puberté » – étape « naturelle » de la vie – et celui d’une classe sociale créée face au besoin d’une époque  : On justifie l’existence du groupe adolescent en se basant sur le concept de puberté. Il y a naturalisation.

La puberté donne une valeur scientifique à un concept social : l’utilisation de la science permet de valider l’existence d’une catégorie dédiée à ce groupe – et donc un système de juridiction, de droits, de libertés ou de contraintes qui lui sont propres – bien que cette nécessite n’ait pas existé de tout temps. « La nature d’une chose correspond à sa fonction »  et le justifie en s’appuyant sur une littérature scientifique qui n’aurait existé sans cette volonté de légiférer. (17)

 

Discipline et contrôle des corps

Cette même législation verrouille les corps adolescents en les assurjetissants à l’adulte : il est aujourd’hui impossible, par exemple, pour une personne mineure de fuir une situation de violence intra-familiale : la loi condamne toute personne qui ne les ramènerait pas au foyer (18).  Les personnes mineur·es sont par ailleurs dépendantes financièrement de ces personnes : l’ouverture d’un compte courant avant 18 ans est conditionné par l’accord d’un·e adulte (19). Il est possible pour cette même personne de couper leur accès aux comptes d’épargne ou de confisquer les sommes déposées (20). De fait, les personnes mineures ne peuvent subvenir à leurs besoins vitaux de façon autonome. Il existe des numéros dédiés pour signaler des situations de violence, mais la réalité des financements de l’ASE ou la complexité des procès pour violence intra-familiale sont deux des nombreux freins auxquels fait face une potentielle victime.

En étudiant les corps adolescents, nous avons trouvé les justification nécessaires au contrôle de leur corps : la nature est invoquée pour donner le pouvoir sur ces derniers aux adultes qui en ont la charge, avec un possibilité de sortie très réduites pour les jeunes concerné·es. S’est ainsi construite une hégémonie : « terme [qui] désigne une situtation dans laquelle une alliance provisoire entre certains secteurs sociaux est à même d’exercer une « autorité sociale totale » sur des groupes subalternes, et ce non pas tant en ayant recours à la coercition ou à l’imposition directe des idées dominantes qu’ »en engedrant et en façonnant une forme de consensus telle que le pouvoir des classes dominantes apparaisse tout à la fois comme légitime et naturel » (Hall, 1977). » Les ados sont « contenus au sein d’un espace idéologique dont le caractère « idéologique » est occulté, adoptant une apparence de permanence et de naturalité, extérieur aux contingence de l’histoire et des intérets particuliers. »(21)

Adolescence : La naissance du Stigmate

A ce stade, il me semble que l’unique issue consiste à considérer l’adolescence comme une classe sociale en se basant sur la définition de Bourdieu :des individu•es caractérisé·es par des valeurs communes, des pratiques sociales similaires – ici la scolarité – et une conscience d’appartenir à ce groupe – lui-même reconnu par d’autres groupes – ici les enfants et les adultes.

La naturalisation dont cette classe sociale est victime a des conséquences réelles sur le quotidien de cette dernière.

Une fois naturalisée, l’adolescence est un stigmate tel que défini par Erwing Goffman : un attribut social dévalorisant, corporel ou non., qui se définit dans le regard d’autrui.  La négativité de cette attribut – la justification que les personnes ados sont inférieures aux autres – est légitimée par la démarche de naturalisation l’associant à la puberté.  « Pour qu’elle devienne consensuelle, la négativité d’une différence doit être légitimée par une rationalisation qui fait appel à la loi du naturel ou à la loi divine » (DERICQUEBOURG – 2009. Les contacts adultes/ados sont par définition des contacts mixtes (GOFFMAN – 1963) – des situations où des personnes porteuses de stigmates et celles qui ne le sont pas « se trouvent en présence les un[·e]s des autres ». Goffman démontre que dans ces situations, les personnes qui ne portent pas ce stigmate – ici les adultes – à se sentir autorisée de prescrire et émettre des recommandations relatives à ce que la personne devrait faire ou non. L’adolescence étant un stigmate généralement discrédité – au sens qu’il se voit au premier regard – les personnes ado s’«’expose[nt] sans protecton à voir [leur] vie privée envahie » (GOFFMAN – 1963).

Par ailleurs, le système de prescription lui-même participe à la création d’une identité sociale virtuelle pour le groupe ado (ibid) :  des exigences, des attentes normatives que nous formulons face à un·e individu·e que nous assimilons à un groupe social particulier. Nous attendons des ados qu’iels se comportent conformément à la norme que la collectivité a établit. Tout écart à cette identité sociale par le réel est également une source de stigmate : toute personne qui ne correspond pas à ce qu’on attend d’une personne considérée comme normale est susceptible d’être stigmatisée. Le stigmate naît alors de l’écart entre celle-ci et l’identité sociale réelle de l’individu. Dans le cas des lieux éducatifs, l’identité sociale de la collectivité est celle proposée par les différentes théories et les différents mouvements décrits jusqu’ici, dont la caution scientifique permet encore une fois la légitimisation de la négativité de celui-ci.

L’ado discrédité ou discréditable – c’est à dire porteureuse d’un stigmate qu’iel peut ou non tenter de dissimuler – se retrouve dans des situations d’alliance complexe :

Par exemple, si, face à une situation d’harcèlement ou de discrimination directe, iel en appelle à l’intervention de l’adulte, iel renfoce et valide par la même action la domination de l’adulte sur les ados. Iel utilise cette domination pour garantir l’efficacité de l’intervention, mais participe à diminuer sa possibilité d’émancipation face aux adultes.

A l’inverse, s’iel s’associe au groupe des ados pour défendre ses droits face aux adultes, iel s’expose à ce que son cas précis s’efface au profit du groupe ado, à ce que ses besoins spécifiques ne soient par remplis et/ou à des discriminations internes.

Les ados stigmatisé·es sont donc structurellement placé·es à l’intersection de rapports de domination multiples qui rende extrêmement spécifique la façon dans lesquelles ceux-ci agissent sur leurs corps.

Les adultes, de part leur rapport de domination sur les ados, et car eux aussi appuient leurs prescriptions sur différentes idéologies, justifient la légitimité du normal, et fabriquent activement les marges de l’anormal au delà et en addition de celles de la société.

Puisque les modèles scientifiques sur lesquels sont basés ces prescriptions ont été construits en étudiant un ado cisgence, valide, blanc, de classe moyenne, et pendant sa puberté, c’est celui-ci qui représente l’ado normal. Toute différence avec est une potentielle de stigmate – même quand les personnes porteuses de cette différence sont majoritaires.

"Même ration pour tous les estomacs, même ration pour toutes les mémoires, même ration pour toutes les intelligences, mêmes études, mêmes travaux [...], cette odieuse égalité des règles, de régimes et de tâches, ce mépris des natures individuelles, ne constituent-ils pas une énormité qui stigmatise de la manière la plus éclatante nos procédés d'éducation ?"
Victor Considérant

Un article de Mélina, pour Toustes en Colo

  1. Larousse, 2022
  2. Le Robert, 2022
  3. On peut citer, par exemple, les recherches menées par l’Université Paris Descartes
  4. Gregory Hauswald, « L’adolescence en poche », 2016
  5. ibid<
  6. J’ai réduit le cadre de mes recherches à la zone occidentale. Il est important de ne pas chercher à généraliser les constats et idées décrites par la suite à l’échelle de la société toute entière.
  7. Grégoire Borst, Conférence sur le cerveau des adolescents, 2020

  8. La scolarité obligatoire jusque 16 ans a été votée en janvier 1959 en n’entre en date pleinement qu’en 1967.
  9. Patrice Huerre, « L’Histoire de l’adolescence : rôles et fonctions d’un artifice » – ERES 2001
  10. VERGNIOUX Alain, LEMONNIER Jean-Marc, « Les adolescents des années soixante : salut les copains ! », Le Télémaque, 2010/2 (n° 38), p. 87-100
  11. Pierre Fournier écrit en 2010 : « la société construit un rapport de pouvoir vis à vis du groupe précédent »

  12. Métier de sociologue 1968
  13. OMS 2021
  14. Serge Amselem, Jean-Claude Carel, Nicolas de Roux, Tarik Issad, Stéfania Maccari, et al.. Croissance et puberté : évolutions séculaires, facteurs environnementaux et génétiques. [Rapport de recherche] Institut national de la santé et de la recherche médicale(INSERM). 2007, 176 

  15. En France, l’âge moyen des mères à la naissance de leur premier enfant (sources) atteint 28,5 ans en 2015 (figure 1). En 1974, les femmes devenaient mères à 24,0 ans en moyenne, soit 4,5 ans plus tôt. Entre 1910 et 1974, l’âge moyen à la première maternité était passé de 25,0 ans à 24,0 ans. INSEE 2015

  16. L’enquête CoviPrev effectuée en France Métropolitaine entre 2020 et 2022 – et qui a pour but d’évaluer l’impact de la pandémie sur la santé mentale – rapporte que 68% des personnes interrogées ont des troubles du sommeil, que 25% des français·es souffrent d’anxiété, 18% souffrent de dépression et 9% ont des pensées suicidaires.

  17. L’intégralité de ces troubles affectent les capacités de régulation des émotions.
  18. Il s’agit ici du même biais cognitif que celui qui associe des comportements à un sexe biologique – thèses qui permettent encore aujourd’hui les oppressions sexstes. L’approche naturaliste⁠1 amène à traiter ces groupes en occultant toute approche sociale pour y préférer une approche biologique : on sort ainsi du scope toute notion d’oppression, de domination, toute remise en question sociétale pour voir dans les comportements quelque chose de l’ordre de la nature.

  19. Nous ferons abstraction de ces difficultés et entendrons par naturalisme, de manière restrictive, la thèse philosophique selon laquelle toutes les sciences doivent et peuvent viser à traiter de leurs objets respectifs à la manière des sciences de la nature, car ces objets appartiennent nécessairement à l’ordre de la nature ; et par naturalisation les programmes de recherche en cours visant à rendre compte du mental et du social en les considérant uniquement sous leurs aspects naturels, ou encore en les traitant comme des objets naturels. Ces programmes sont largement inclus dans les sciences cognitives et dans la biologie évolutionniste, ou en dérivent directement. Un corollaire du naturalisme ainsi conçu, qu’on peut aussi prendre comme sa thèse centrale, est que les sciences sont appelées à une unification, par-delà la division traditionnelle entre sciences de la nature et sciences de l’esprit (de l’homme et de la société). (Andler, 2013)

  20. Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

    Le fait, par une personne autre que celles mentionnées à l’article 227-7 de soustraire, sans fraude ni violence, un enfant mineur des mains de ceux qui exercent l’autorité parentale ou auxquels il a été confié ou chez qui il a sa résidence habituelle, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

    Avant 12 ans, le retrait d’argent sur un compte bancaire au nom d’un mineur doit faire l’objet d’une autorisation signée par la personne majeure ayant l’autorité.

    A partir de 16 ans, il est possible d’obtenir des terminaux de paiement indépendants (chéquier et carte bancaire) pour les comptes courant.

    La loi prévoit une exception au besoin d’autorisation parentale dans le cas où la personne mineure serait bénéficiaire d’une bourse d’étude.

    Source : jeune.gouv – Janvier 2023

  21. La loi prévoit la possibilité pour la personne majeure ayant autorité de couper les accès aux différents livrets d’épargne sans justification.

    La loi permet à la personne majeure ayant autorité d’utiliser les fonds disponibles sous condition d’utiliser les sommes dans des dépenses liées au besoin de l’enfant (hébergement, éducation, entretien). L’adulte a toutefois l’obligation de rendre des comptes à la personne mineure de ces dépenses.

    Source : Service public – Janvier 2023

  22.  HEBDIGE 1979

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